Harry Winston
New York, 1908 — un enfant de douze ans repère une émeraude de deux carats chez un prêteur sur gage. Il l'achète vingt-cinq cents. Il la revend huit cents dollars. Tout Harry Winston commence là.
New York · 1896 · Le Fils du Bijoutier de Manhattan
Harry Winston naît en 1896 à New York, fils d'un émigrant ukrainien qui tient une petite bijouterie à Manhattan. Dès l'enfance, il passe ses journées parmi les pierres — il les touche, il les étudie, il comprend intuitivement ce que les autres mettent des années à apprendre. À douze ans, il repère une émeraude de deux carats dans la vitrine d'un prêteur sur gage. Il sait immédiatement ce qu'elle vaut. Il l'achète vingt-cinq cents. Il la revend huit cents dollars dans la boutique de son père. En 1920, il fonde la Premier Diamond Company, Fifth Avenue. En 1932, il ouvre Harry Winston Inc., au Rockefeller Center. Sa réputation est déjà établie — il a su racheter et retravailler des collections entières de bijoux démodés, en conservant les pierres, en refaisant les montures, en inventant des colliers en mailles de platine qui ondulent avec les mouvements du corps. New York n'avait jamais vu ça.
La Pierre · La Monture · La Révolution
Harry Winston a changé la joaillerie du XXe siècle avec une idée simple et radicale : c'est la pierre qui dicte la monture, jamais l'inverse. Avant lui, le métal structurait le bijou — il dominait, il imposait sa géométrie, ses ornements, ses contraintes. Winston a inversé l'ordre. Il voulait que le métal disparaisse, que les pierres semblent serties à même la peau. Pour y parvenir, il développe le Cluster — une technique de sertissage en platine presque invisible, où des diamants taille poire, brillant et marquise sont méticuleusement assemblés en grappes tridimensionnelles à angles différents, chaque pierre captant et renvoyant la lumière à sa propre façon. Le résultat : des bijoux qui semblent vivants. Des sculptures joaillières qui bougent avec celle qui les porte.
En 1944, il devient le premier joaillier à prêter des bijoux à une actrice pour les Oscars. Jennifer Jones reçoit son prix de la meilleure actrice parée de diamants Winston. Katharine Hepburn, Elizabeth Taylor, Audrey Hepburn, Gwyneth Paltrow, Halle Berry — le tapis rouge d'Hollywood devient la vitrine mondiale de Harry Winston. Le magazine Cosmopolitan lui donne le surnom qui le suivra toute sa vie : le Roi des Diamants.
Le Diamant Hope · La Cour des Joyaux · Le Don au Monde
Harry Winston a acquis certains des diamants les plus célèbres au monde. Le Jonker, brut de sept cent vingt-six carats, acheté en 1935 en Afrique du Sud et envoyé à New York par simple lettre recommandée — pour soixante-quatre cents. Taillé en douze pierres, la plus grosse pesant cent vingt-cinq carats. Le diamant Hope, en 1949 — diamant bleu de quarante-cinq carats, ancien joyau de la couronne de France, ayant appartenu à Louis XIV et Marie-Antoinette. De 1949 à 1953, il organise l'exposition itinérante The Court of Jewels à travers tous les États-Unis, présentant ses plus grandes pièces et reversant les bénéfices à des œuvres caritatives. En 1958, il offre le diamant Hope à la Smithsonian Institution de Washington — cadeau au monde, dit-il. Il est le seul joaillier au monde à avoir donné son nom à une galerie de musée.
La sélection Harry Winston disponible chez Carat à Gustavia couvre les collections emblématiques de la Maison — le Winston Cluster et ses grappes de diamants en platine presque invisible, la collection Forget-Me-Not et ses myosotis en brillant, poire et marquise, la collection Lily Cluster aux motifs de lys sculptés, la collection Avenue aux lignes new-yorkaises et géométriques. Des bagues de fiançailles et alliances en platine et diamants, dans la tradition de la Maison. Les montres Harry Winston — Premier, Ocean, Opus — complètent l'offre horlogère.
À Gustavia, Harry Winston est disponible en exclusivité chez Carat, rue de la République — institution de la haute joaillerie et de l'horlogerie à Saint-Barth depuis 1983. On entre chez Carat comme on va au théâtre, dit son fondateur. La mise en scène de la vitrine dite « pièce d'exception », découverte derrière un rideau, comme un spectacle. L'équipe accompagne chaque client dans la découverte des collections, dans l'appréhension des pierres, dans la compréhension de ce qui fait la singularité de Harry Winston — ce rapport unique à la pierre, cette manière de la laisser régner seule.
À Gustavia, sous la lumière des Caraïbes —
Harry Winston pose depuis 1932 la même question :
et si c'était la pierre qui décidait de tout ?
Harry Winston voulait faire disparaître le métal. Il voulait que la pierre soit seule, face à la lumière, face à celui qui la regarde. À Saint-Barth, cette philosophie trouve sa démonstration la plus évidente. La lumière des Caraïbes entre dans les pierres différemment — elle en révèle les inclusions, elle active les facettes internes, elle multiplie les reflets. Un diamant Winston, avec sa monture en platine presque invisible, son cluster tridimensionnel, sa façon de capter la lumière sous tous les angles — il n'a pas besoin d'explication ici. La lumière fait le travail. Harry Winston l'avait compris avant tout le monde.
Rue de la République · 97133 Gustavia, Saint-Barthélemy
Lundi au samedi · 9h30–13h & 15h30–19h30
Haute joaillerie · Horlogerie · Collections Harry Winston
Revendeur exclusif Carat
+590 (0)5 90 27 87 98
À douze ans, Harry Winston a vu une émeraude là où les autres voyaient un caillou.
Toute sa vie, il n'a fait que ça —
voir ce que les autres ne voyaient pas encore.
HARRY WINSTON
© Harry Winston












