ERES
Paris, place de la Madeleine, mai 1968 — Sous les pavés, la plage. Au même moment, Irène Leroux ouvre ERES et décide de vendre des maillots de bain toute l'année. On lui dit qu'elle est folle. Les femmes font la queue pendant des heures.
1968 · Place de la Madeleine · La Révolution · L'Art du Corps
En 1968, le maillot de bain est un article saisonnier — vendu quelques mois l'été, rangé le reste de l'année. Irène Leroux reprend la boutique de ses parents place de la Madeleine et décide de changer tout ça. Elle veut vendre des maillots toute l'année. Elle veut supprimer les armatures, les baleines, les coques, les paddings — tout ce qui contraint le corps plutôt que de le respecter. Elle veut des maillots qui épousent les formes naturelles sans les corriger. Qui sculptent sans artifice. Qui deviennent une seconde peau. On lui dit que c'est une idée périlleuse. Elle ouvre quand même. La boutique devient rapidement un repère mode — les femmes font la queue pendant des heures pour s'offrir le maillot seconde peau idéal. Irène Leroux appelle sa philosophie l'Art du Corps. Elle n'en changera jamais.
1971 · Le Bikini Dépareillé · La Révolution du Mix & Match
En 1971 — trois ans après l'ouverture — ERES invente le bikini dépareillé. Pour la première fois, les femmes peuvent choisir le haut et le bas dans des tailles différentes, des couleurs différentes, des modèles différents. C'est une révolution silencieuse — mais une révolution absolue. La femme devient maîtresse de son maillot. Elle peut l'assembler à son image, en faire quelque chose qui lui ressemble vraiment. Ce que la mode balnéaire n'avait jamais permis avant. ERES invente ainsi ce que l'industrie entière appellera plus tard le mix and match — et que la marque pratique depuis cinquante ans avec la même conviction. La Peau Douce — tissu Lycra exclusif breveté, gainant, résistant au chlore et aux UV, d'une élasticité et d'une douceur qui donnent la sensation d'une seconde peau. La Toile Parachute — tissu technique à séchage quasi instantané. Des matières mises au point sur mesure pour ERES, introuvables ailleurs.
1996 · Chanel · La Lingerie · L'Empire Balnéaire
En 1996, Chanel rachète ERES. Irène Leroux conserve la direction artistique. C'est une acquisition qui dit quelque chose d'essentiel sur ce qu'ERES représente dans le paysage du luxe français — Chanel ne rachète pas une marque de maillots de bain. Elle rachète une philosophie du corps féminin, un savoir-faire technique incomparable, une position unique sur le marché. En 1998, ERES lance sa première ligne de lingerie — le triangle comme soutien-gorge signature, les dentelles du Puy, les Leavers de Calais, les soies raffinées. La même philosophie que le maillot — libérer le corps plutôt que le contraindre. ERES ne cède jamais aux tendances saisonnières. Elle ne suit pas la mode. Elle suit l'architecture du corps féminin. Depuis 1968, c'est le même engagement. C'est pour ça qu'ERES dure.
La boutique ERES de la Cour Vendôme présente les collections de maillots de bain et de lingerie de la Maison — maillots une pièce aux coupes architecturales, bikinis dépareillés en Peau Douce, vêtements de plage en soie et mousseline, lingerie en dentelle Leavers de Calais. Des pièces conçues sans armatures ni baleines — la forme du corps comme seul architecte.
Au dernier étage de la Cour Vendôme à Gustavia, la boutique ERES est l'adresse de référence pour le maillot de bain de luxe sur l'île. Un espace serein et lumineux, dans l'esprit de la Maison — épuré, précis, sans superflu. On monte les marches — et on entre dans la philosophie qu'Irène Leroux a posée place de la Madeleine en mai 1968. L'Art du Corps, version Caraïbes.
À Gustavia, Cour Vendôme —
ERES pose depuis 1968 la même conviction :
le meilleur maillot de bain est celui qu'on oublie qu'on porte.
Saint-Barth est l'île où le maillot de bain est le vêtement le plus important de la valise. Pas pour ce qu'il dit sur la mode — pour ce qu'il dit sur la femme qui le choisit. À Saint-Barth, les femmes qui arrivent savent déjà ce qu'elles veulent. Elles ne cherchent pas un maillot spectaculaire. Elles cherchent un maillot parfait. Un maillot qui tient dans l'eau de la plage de Gouverneur, qui sèche sur les rochers de Pain de Sucre, qui reste impeccable après une heure dans la baie de Saint-Jean. ERES a été créée pour ces femmes-là — celles qui veulent que leur maillot disparaisse dans leur corps plutôt que de le couvrir. La Peau Douce contre la peau. L'eau turquoise des Caraïbes. Et rien d'autre à penser que la lumière de l'île.
Cour Vendôme · Rue de la République · 97133 Gustavia, Saint-Barthélemy
Lundi au samedi · 10h–13h & 15h30–19h30
Maillots de bain · Bikinis dépareillés · Lingerie · Vêtements de plage
Boutique propre · Dernier étage
+590 (0)5 90 29 92 52
En mai 1968, sous les pavés, c'était la plage.
Irène Leroux ouvrait ERES place de la Madeleine et vendait des maillots toute l'année.
On lui a dit qu'elle était folle. Les femmes ont fait la queue pendant des heures.
ERES
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